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La haute route Pyrénéenne

Avant l’ouverture de l’actuel itinéraire, on recense deux expériences antérieures. Celle de Frédérique Parrot qui, en 1817, relia en 53 jours Saint-Jean-de-Luz à Canet Plage, en réalisant au passage la première ascension de la Maladetta. Celle aussi de Bepmale qui, en 1906, aidé par des porteurs, marcha 30 jours pour joindre Banyuls à St-Jean-de-Luz par la moyenne montagne.

La HRP, c’est tout d’abord cinq grands secteurs:

  • Du Pays basque au pic d’Anie : des collines puis une fantastique région calcaire
  • la traversée du parc national des Pyrénées : les massifs les plus prestigieux de la chaîne,
  • Du parc national au val d’Aran : les refuges et le ravitaillement se font plus rares.
  • La Garonne au Puymorens : quelques étapes dures,
  • Enfin les Pyrénées-Orientales : trois étapes pour une formalité.

Difficultés

Si elle ne nécessite pas la maîtrise des techniques d’escalade ou de glace, la HRP reste un itinéraire de haute montagne où l’importance des névés et des pentes parfois raides peuvent rendre le piolet et les crampons indispensables. Elle s’adresse donc à des randonneurs expérimentés sachant de surcroît manier carte, boussole, altimètre et disposant d’un entraînement physique suffisant si nécessaire. La lecture de la carte est d’autant plus souhaitable qu’en cas de problème, il faut savoir se libérer du topo pour modifier son itinéraire ou trouver une porte de sortie.

Les Pyrénées étant une longue arête de poisson sur laquelle viennent se greffer des vallées transversales, il est facile de privilégier un tronçon plutôt qu’un autre. Mais, de grâce, ne demandez pas à Georges Véron de faire un choix pour vous. cet amateur et gros consommateur de Pyrénées sera le plus embarrassé des hommes pour vous répondre et se contentera d’une formule quelque peu normande.

Saisons

En raison de l’altitude et de l’enneigement, la HRP ne se pratique que durant l’été, notamment dans sa partie centrale. Cependant, si l’on a des velléités autres, la partie orientale offre au printemps des sentiers accessibles au milieu des cerisiers en fleurs, sur fond de Canigou enneigé et le Pays basque, de magnifiques couleurs à l’automne.

La HRP et le sens des choses. Comme bon nombre de candidats à la conquête de la HRP, nous nous sommes posé la fameuse question du sens. Non pas: cela a-t-il du sens? Mais: cela se prend-t-il dans un sens plutôt que dans un autre ? En clair, faut-il mieux aller de la Méditerranée à l’Atlantique ou l’inverse ? En 1968, Georges Véron avait suivi le soleil dans sa course (d’est en ouest, bien sûr). Les amateurs de symboles opteront donc pour ce choix. Quatre ans plus tard, quand il récidiva pour compléter ses notes en vue de la première édition du topo, il avait testé la deuxième version. Sommé de donner sa préférence, il répond: ” C’est 50/50 et dans les deux cas, la dénivelée positive devait être en principe la même. Ceci étant dit, j’ai cependant un petit faible pour le trajet d’ouest en est. Au départ, le Pays basque constitue un terrain plus abordable avec des points de ravitaillement nombreux. Ce qui est encore le cas de la traversée du parc national. Du coup, quand on atteint les étapes délicates et soutenues de l’Ariège, on est correctement échauffé.

Hébergement

5 étapes s’effectuent en bivouac et 2 en cabanes. 10 autres ont recours à la formule vacances en hôtel pas cher et 28 aux refuges ou aux gîtes d’étape. En revanche, si vous partez en autonomie, Georges Véron conseille de partir à trois pour la sécurité en emportant une tente biplace suffisamment spacieuse pour accueillir le troisième larron

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